Peut-on vraiment faire de l’objet personnalisé durable ?
2025. Il n’est plus question d’être pour ou contre l’écologie. Pour ou contre notre planète ? Cela n’aurait pas de sens. Et si chacun dans son quotidien se demande plus ou moins ce qu’il peut faire pour limiter son impact sur l’environnement, nous, entreprises, avons un rôle déterminant. Évidemment, quand on parle de goodies, et qu’on pense rapidement stylos publicitaires, porte-clés en plastique et autres “babioles”, la question de la durabilité (dans tous les sens du terme d’ailleurs) devient vite centrale.
Qu’est-ce qu’un objet durable déjà ? Et est-ce possible en 2025 de réinventer ce métier pour mieux coller aux valeurs de nos clients et aux attentes de notre planète. Voici quelques pistes de réflexion.
L’objet durable, au sens écologique.
C’est celui qui n’existe pas. Mais alors voilà, ça ne m’arrange pas vraiment, et je sais que ça n’arrange pas non plus mes nombreux clients qui utilisent l’objet (ou le textile d’ailleurs) pour communiquer efficacement. Pourtant, qu’on se le dise. Comme à peu près n’importe qu’elle autre objet, le plus écologique, sera toujours celui que l’on ne fabrique pas.
Quelles alternatives ?
Heureusement pour vous et pour moi, il y a tout de même quelques alternatives qui permettent à la fois de satisfaire vos besoins en objets personnalisés mais également vos valeurs.
La provenance
Un des moyens les plus simples de réduire l’impact carbone des objets, est de réduire la distance parcourue entre le lieu de fabrication et le lieu de livraison. Des fabrications européennes, françaises, et même mayennaises (oui, oui !) vous assurent un faible impact CO² sur la partie transport. Pour les fabrications non européennes, on préfèrera un transport par bateau plutôt que par avion, et il faudra alors faire quelques concessions sur les délais. Et oui, un objet durable, ça se mérite !
Les matières
Le choix écologique peut bien sûr se faire sur le choix des matières utilisées et nos fournisseurs et fabricants ne sont pas en reste ! Le PLA fait sa place dans nos cuisines notamment, en remplaçant le plastique classique dans les gobelets, lunchbox et autres couverts. Il s’agit d’une matière issue le plus souvent d’amidon de maïs et dont la transformation est plutôt raisonnable. Attention toutefois à la mention compostable que vous verrez fréquemment : pas question de déposer votre gobelets dans le compost du jardin quand vous n’en voudrez plus ! Sa décomposition ne peut se faire que dans des centres de compostages industriels clos où la température monte à près de 60°C. Il faut donc bien gérer sa fin de vie si l’on veut en faire un article tout à fait responsable.
N’oublions pas le verre, qui en plus de se recycler à 100%, se recycle également à l’infini ! Il offre une résistance sans pareille et ne présente aucun risque pour la santé. Son prix et son poids sont les principaux freins à l’achat.
Attention aux faux-amis
Vous choisissez du 100% coton en pensant faire un choix écologique ? Mauvaise pioche, la culture du coton est en fait la plus consommatrice d’eau de la planète, bien devant les cultures céréalières. S’il n’est pas biologique, sachez qu’il est aussi très demandeur de pesticides. Pour un choix vraiment écologique, on s’orientera plutôt vers du chanvre, du lin, ou alors vers du polyester 100% recyclé “post-consommation” issu de bouteilles plastiques ou alors de déchets marins, comme le SEAQUAL.
Attention au greenwashing sur le bambou ! Si ce dernier est une plante naturellement écologique grâce à sa croissance rapide et sans pesticides, la transformation chimique nécessaire pour en faire un textile en fait un matériau beaucoup moins vert qu’il n’y paraît. De surcroît, la popularité de ce matériau a causé la déforestation de nombreux espaces, entièrement rasés pour y cultiver du bambou et fragilisant ainsi l’écosystème. Enfin notons que la quasi totalité du bambou provient de Chine. Bambou de Chine ou plastique de France, chacun choisira son combat sur ses critères écologiques.
La durabilité
Et si l’objet le plus durable était… le plus durable ? Une lunchbox en verre trop fin, un t-shirt en lin de 110g/m², une fabrication locale de piètre qualité. Les belles matières coûtent chères. Les charges françaises aussi. Alors pour maintenir des tarifs attractifs, certains lésinent un peu sur la qualité, menant inévitablement à un déchet bien plus précoce qu’un objet qualitatif. Vous ne préférez pas un t-shirt en coton 200g/m² qui durera des années sans bouger ?
Le cas des objets upcyclés - Seconde vie
Et si la personnalisation était aussi l’occasion de donner une nouvelle vie à des objets déjà existants ? Des écussons ou des pin’s sur des vêtements. Des marquages sur des mugs. De nombreuses possibilités sont également possibles en upcyclant l’existant. Vous seriez surpris de voir ce que peuvent devenir des mugs chinés par exemple … Contactez-moi pour en apprendre plus sur cette possibilité !
Et mon budget dans tout ça ?
Je sais. La qualité a un prix. Le made in France a un prix. En Euros. Mais croyez moi que bon nombre d’articles qui semblent bon marché ont un prix à payer eux aussi. Celui de conditions de travail hors normes, de matières dévastatrices pour l’environnement, de transports polluants. Mais n’oubliez jamais que c’est votre image qui est véhiculée à travers vos objets et votre textile. Il est tout à fait possible de consommer mieux, dans votre budget. Et parfois, on fait juste de notre mieux, avec les moyens que nous avons.
Alors, la prochaine fois que vous pensez à réaliser un objet personnalisé, demandez vous quelle image vous souhaitez renvoyer, et contactez moi pour en discuter !